Dans un rapport très attendu, le GIEC alerte sur l’accélération du réchauffement

Les experts du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) ont publié début août la première partie de leur rapport d’évaluation, le premier depuis sept ans. Leur constat est alarmant : le réchauffement s’accélère et celui-ci est « indiscutablement » provoqué par l’être humain, relate l’AFP qui résume le document de 4 000 pages.

Le rapport passe en revue cinq scénarios en fonction du niveau d’émissions de gaz à effet de serre. Tous prévoient que le seuil d’une augmentation de 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle sera dépassé « au début des années 2030 », soit « dix ans plus tôt » que la précédente évaluation du GIEC publiée en 2018.

Si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas drastiquement réduites, le seuil des 2 °C d’augmentation sera dépassé au cours du siècle. C’est pourtant l’objectif fixé par l’Accord de Paris signé en 2015, qui prévoyait de limiter le réchauffement « bien en deçà » de 2 °C, et si possible à +1,5 °C, rappelle l’AFP.

Pour le moment, l’atmosphère s’est réchauffée de 1,1 °C et les experts du GIEC constatent que les phénomènes extrêmes se multiplient sur la planète, alors que de gigantesques incendies ont touché cet été la Grèce, la Californie ou encore la Turquie, et que de violentes inondations ont frappé l’Allemagne et la Chine.

Même à +1,5 °C, ces phénomènes extrêmes vont connaître une augmentation « sans précédent », prévient le GIEC. Des ONG, des scientifiques ou encore des dirigeants de la planète ont réagi à la publication du rapport et appelé à agir, alors que la COP26 doit réunir ces derniers au mois de novembre. Les États pourraient s’engager sur de nouveaux objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, tandis que la trajectoire actuelle du réchauffement devrait provoquer une hausse de la température comprise entre 4 et 5 °C.

 

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