COP22 : le Maroc dévoile sa feuille de route

Le 28 avril dernier, le Comité de pilotage de la COP22 a présenté sa feuille de route à la presse. L’objectif de ce sommet, qui sera organisé du 7 au 18 novembre à Marrakech, est notamment de mettre en place un ensemble de mesures pour concrétiser les engagements pris par les différents pays signataires de l’Accord de Paris. Éclairage.

Le 22 avril dernier, s’est tenue, au siège des Nations unies à New York, la cérémonie de signature officielle de l’Accord de Paris, aboutissement de la COP21. Adopté à l’unanimité, le premier accord universel sur le climat vise à maintenir la hausse de la température de la planète en deçà de 2 °C en ciblant une réduction de 1,5 °C. Les États se sont ainsi fixés pour objectif de réduire leurs émissions de CO2 de 50 % d’ici à 2050, et de 100 % d’ici à 2100. Pour entrer en vigueur, l’Accord de Paris doit être ratifié par 55 États représentant au moins 55 % des émissions de gaz à effet de serre.

Les pays signataires disposent d’une année pour ratifier l’accord et devront publier leurs contributions nationales (Intended Nationally Determined Contributions-INDC) de réduction des gaz à effet de serre à horizon 2025-2030. Un bilan global des contributions et de leur mise en œuvre sera fait en 2018, puis tous les cinq ans à partir de 2023.

La feuille de route de la Présidence marocaine de la COP22
Moins d’une semaine après de la signature de l’Accord de Paris, le Maroc, pays organisateur de la COP22, a présenté la feuille de route de sa présidence. Le premier axe prioritaire consiste à accompagner et soutenir la Présidence française en incitant le plus grand nombre de parties à ratifier (accepter, approuver ou adhérer, selon les cas) l’Accord de Paris avant la tenue de la COP22. Le deuxième axe vise à les encourager à rehausser les ambitions indiquées dans leurs Contributions Déterminées au niveau National (CDNs), afin de réduire les écarts des émissions de carbone à l’horizon 2020. Par ailleurs, la feuille de route a pour objectif de consolider la mobilisation des acteurs non étatiques et des gouvernements dans le cadre du « Programme d’Action Lima-Paris », et ce, en vue de le prolonger et de l’institutionnaliser dans le cadre d’un « Agenda Global d’Action pour le Climat ».
En outre, afin de mobiliser les 100 milliards de dollars d’ici 2020 ainsi que les fonds pour le financement des projets (ventilés par pays, type de projet et source de financement), les parties devront convenir d’une feuille de route dédiée, à la fois planifiée et concrète.

L’agenda pré 2020
Le dernier axe prioritaire de la feuille de route de la COP22 concerne l’agenda pré 2020. Il s’agit notamment d’impulser une dynamique pour accélérer la ratification de l’amendement du protocole de Kyoto et d’accompagner les pays en développement pour la préparation de leurs plans nationaux d’adaptation. Ainsi, le Maroc se mobilisera afin qu’un maximum d’États annonce un plan lors de la COP22. Une assistance technique sera proposée aux pays vulnérables pour les aider à monter leurs dossiers de projets et à trouver des financements. En parallèle, différentes mesures seront engagées, en particulier l’extension de l’Initiative pour les Énergies Renouvelables en Afrique (AREI), la facilitation des transferts de technologie et la généralisation des systèmes d’alerte.

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